vendredi 19 mai 2017

TRANSVULCANIA : Acte 3 !


C’est une course à part, vraiment à part que cette Transvulcania. 3ème participation cette année à l’ultramarathon après 2014 et 2015 – et le kilomètre vertical en 2016 – avec une toute petite modification cette année et 1,5km et 150m D+ en plus pour ajouter un ravito !

C’est l’occasion d’en faire un voyage TRAIL THE WORLD et nous seront ainsi un groupe de 14 dont 10 coureurs, logés dans l’hôtel des élites, ce qui apportera un plus à notre prestation, les coureurs ayant pu échanger avec quelques élites, prendre des photos… Julien Jorro, nous ayant fait le plaisir de partir avec notre groupe, il apportera un gros plus dans ce voyage. C’est aussi l’occasion de retrouver les compagnons d’aventure John et Cédric aussi présent pour la 3ème fois !!

Après avoir récupéré tout le groupe le mercredi, on fera un petit footing le jeudi matin, on ira chercher les dossards (sous la pluie) le jeudi après-midi avant d’aller encourager les coureurs du kilomètre vertical comme des brutus et un Julien en foliiiiie.

Le vendredi, c’était visite et balade du côté du départ (qu’on ne verra pas de nuit au départ de la course), le phare de Fuencaliente, ses salines, l’arche de départ, les piscines naturelles à 2 km avant d’être plus tranquille le vendredi aprèm.




Beaucoup d’échanges, de partage, de rigolade avec tout le groupe, merci pour votre bonne humeur, votre sympathie qui nous conforte dans notre idée de partager d’autres voyages avec d’autres groupes.



La Transvulcania… une course – The Course – quelle course !!






On vit des moments extraordinaires sur cette île de la Palma.

Beaucoup de moments hors normes et donc voici les successions de moments qui m’ont marqué :

Comme ce moment quand je vais récupérer mon dossard et que je vois que je suis dans le sas 1 alors que tous les autres du groupe sont 2 ou 3, je peux commencer à chambrer

Comme ce moment où le réveil sonne à 2h15 du matin le samedi, avec un petit dej à l’hôtel qui a ouvert son buffet et restau tellement il y a de coureurs dans l’hôtel, on sent la pression qui monte

Comme ce moment où on se retrouve dans le bus des coureurs pour environ 1h de route jusqu’au départ. J’ai la place déjà du favori au milieu sur la banquette du fond, avec John, Cédric et Michael – les autres ayant pris le taxi !

Comme ce moment où on descend du bus et qu’on se retrouve sur le lieu de départ, au phare tout au sud de l’île, pas de vent, il fait bon, je suis déjà en short - tee shirt. Chaud patate !

Comme ce moment où je retrouve Maïlys pour lui faire un coucou et un bonne chance et de me dire dans ma tête : combien va-t-elle me mettre ? et est-ce qu’elle ne va pas me tuer de l’avoir motivé à basculer sur le 75km au lieu du 42km ? hihi

Comme ce moment où je vois que le sas 1 est vraiment le sas des ELITES, et qu’en bipant la puce à l’entrée, j’encourage John, Cédric et les autres, et que l’idée de partir devant devient de plus en plus présente, mais c’est de la foliiiiiiiiiiiiiiie !!

Comme ce moment où j’attends dans le sas 1, tout devant, pile poil à la rubalise de départ, devant tout le monde et que je vois les gens passer sur le côté, et les élites arriver doucement, qu’est-ce que je fou là ?

Comme ce moment où le sas 1 se rempli énormément et que ça commence à jouer des coudes pour être devant… et que je décide d’aller m’échauffer – oui oui oui, vous avez bien lu, moi qui ne mettait jamais échauffé avant une course de plus de 20 km haha

Comme ce moment où en m’échauffant, je croise Stephanie Case (canadienne de Genève, 2ème du dernier Tor des Géants) qui me saute dans les bras pour me dire bonjour, elle est folle cette fille, je l’adoreeee !! Et dire que quand je lui en ai parlé de cette course, elle s’est inscrite dans les 2minutes de son portable sans réfléchir à quoi que ce soit et sans même savoir la distance, c’est pour vous dire…

Comme ce moment où je fais mes allers-retours dans la montée du départ, et que je croise tous les élites (évidemment il n’y a qu’eux qui s’échauffent !!), et que je salue en rigolant ce que je connais, Xavier, Ludo, Nico, Julien, Hillary, Anne Lise, etc…

Comme ce moment où j’attends le dernier instant pour aller me glisser sous la banderole du départ et que je me retrouve en première ligne de cette Transvulcania… juste de la pure touristas – et je vois bien qu’on me regarde bizarre avec mon short à fleurs roses troué….



Comme ce moment où tu sens 100000 fois plus la pression quand tu es devant… la pression des 1700 coureurs derrière mois, la pression de tous les journalistes et photographes qui mitraillent, la pression du compte à rebours.

Comme ce moment où il reste que 15 secondes, puis 10 puis 3 -2 -1 – goooooooooooo, je pars bien sur la première ligne où on est 3-4 puis je laisse un peu passer pour être placé peut être 6 ou 7 ème sur le haut de la montée route 150m après le départ et que je me dis que ça ne part pas i vite que ça... ah oui, ce n’est pas un sprint patate !!

Comme ce moment fou où je vois les élites voulant partir sur la gauche en haut de la route au lieu d’aller à droite – j’hésite, je ralentis et je vois quelqu’un faire signe que non, que c’est de l’autre côté, et que comme je savais et que j’étais sur la droite, bein je me retrouve seul en tête à l’entrée du tour de phare avec 5 ou 10 mètres d’avance sur tout le monde…. Pow pow powwwwww !! Je décide de couper tout de suite mon effort haha

Comme ce moment où tout le monde me double (ça va durer plus de 2h ça….), et que je peux encourager un par un : « allez Nico, allez Ludo, allez Julien, Allez Ida, allez Anne Lise, etc etc….

Comme ce moment où Cédric me rejoins sur la piste large en faux plat montant car je glandais sérieusement…. On va courir ensemble 3km jusqu’au dernier petit mur avant le premier village où je ne le suis pas pour continuer à marcher cool sans être essoufflé !!

Comme ce moment où on traverse ce village de Los Canarios où c’est la foule en folie, un monde de dingue, une haie d’honneur sur plus d’1km jusqu’au ravito, c’est magique et ça donne tellement de frissons, incroyable !! Et d’ailleurs c’est là que Greg, un pote de Genève me double en courant… je lui dis de ne pas s’enflammer et dans ma tête, je pense le revoir plus loin hihi

Comme ce moment où je passe dans ma partie préféré, la 2ème partie de cette longue montée, où le soleil se lève, où on sort de la forêt, c’est incroyablement magnifique, on voit 3 îles : Ténérife à droite, au Sud El Hierro et entre les la Gomera, c’est somptueux !! Et si on arrêtait le temps ??



Comme ces moments où Luca, un pote de Genève me rattrape et qu’on peut parler un peu français, puis John arrive sur le côté en courant et presque en sautillant et se met à mon rythme, étant blessé avec une contracture au mollet… aie, ça me fait tellement chier pour lui…



Comme ce moment où on termine la montée dans un décor extraordinaire entre plusieurs volcans, rouges, noirs, où on fait des photos avec John, où on croise Alexis Berg de Grand Trail que je salue et qui me fait une petite photo !

Comme ce moment après cette longue montée de 16km et presque 2000m positif, où commence la descente avec un peu de plat où on voit au loin le tour de la Caldeira et le sommet, c’est magnifique !!




Comme ce moment où je commence à doubler enfin des gens, vu que je me suis fait que doubler depuis mon départ kékos en testas, je suis avec John et c’est partiiiiiiiiiiiit pour la Morantada haha

Comme ce moment où j’aurais pu gagner le Semi : Remy Bonnet nous double à 200m du ravito d’El Pilar, qui est donc l’arrivée du semi… et qui gagnera ex-aequo, si j’avais su, j’aurais passé la ligne en même temps qu’eux pfffffffffff

Comme ce moment où à ce ravito d’El Pilar on croise David et Patricia venu nous voir, ça fait bien plaisir !!



Comme ce moment où commence la longue partie un peu plus « plate » mais toujours en faux plat soit descendant et là c’est cooool soit faux plat montant où ça me casse les bonbons sérieux mais j’essaye de rester à l’aise, avec John qui souffre bien sur cette partie !

Comme ce moment au ravito d’El Reventon au 30ème km où on sait qu’on rentre dans la longueeeee partie qui m’a torturé les 2 fois précédentes, avec une partie qui commence à bien monter… mais on est dans le brouillard depuis El Pilar, ce n’est pas la canicule, alors je suis bien, je prends mon mode escargot et je monte, tout en doublant encore quelques coureurs !!

Comme ce moment où on sort du brouillard et qu’on passe au-dessus, c’est le grand ciel bleu, et pow pow pow le spectacle de beauté, à droite, à gauche, devant, derrière, cette crête est somptueuse surtout que je suis vraiment bien !



Comme ce moment où John décroche et n’arrive plus à me suivre à cause de sa blessure, ça me fait un peu mal au cœur mais je continue mon rythme un peu égoïstement, en espérant le retrouver plus tard !!

Et puis il y a ces moments où je reconnais les endroits où je m’arrêtais les années précédentes tellement j’étais mal sous la chaleur, et que là je passe sans (presque) sans encombre, mais il faut dire qu’il fait moins chaud.

Comme ce moment où le parcours change un peu : on laisse un peu la crête pour descendre sur la droite, vers un nouveau ravito bien complet. Je prends bien le temps, 10 minutes, la crête est encore longue de 10km jusqu’au sommet de la course, banane, aquariuuuuuuuuuus frais qui passe trop bueno. Je croise Greg qui est là, qui me pose pleins de questions surtout « combien de temps il reste, à quelle heure on arrive, etc », il semble hyper stressé, trop speed c’est troooop marrant hihihi. Il repart puis 2-3 minutes après arrive Luca (qui est venu avec Greg de Genève), et il semble aussi speed, bien moins qui Greg, je lui dis que Greg vient juste de repartir, mais lui me dit qu’il commence à avoir des crampes… pas très bon !!

Comme ce moment où je vois la côte en repartant du ravito : aiiiiiiiiiiiiiiiiiie, droit dans le pentu, pffffff, pendant 150m de déniv environ, et à la fin avant de retrouver la crête, on est tête à cul et ça n’avance pas vite, mais pas grave, on s’économise un peu.



Comme tous ces moments où je double tout le long de cette crête qui ne fait que vallonner interminablement… ça monte et ça descend, et ça remonte et ça redescend, c’est jamais très long et pentu, mais qu’est-ce que c’est usant !!! Il fait bon et commence à bien faire chaud, alors je m’arrose la tête de plus en plus, je prends vraiment le temps d’admirer la vue et je suis bien, toujours avancer sans être essoufflé !!





Comme ce moment où j’arrive enfin au Roque de Los Muchachos, point culminant de la course et de l’île à plus de 2400m d’altitude, avec un mur noir de monde sur la fin, qu’est-ce que ça fait plaisir et chaud au cœur !!! Animooooooo, vengaaaaa, campeoneeee, c’est magique !! Je prends 10 min à ce ravito vital avant la descente de la muertas qui te fracasse et te lessive… Je croise de nouveau Greg, encore plus stressé j’ai l’impression et c’est toujours les mêmes questions : combien de temps la descente ? et du port à l’arrivée ? 3h + 1h = 4h, mais non, on m’a dit moins… etc trop trop droleeeee, il part juste après que je sois arrivé, aurait-il peur ? hahaha



Comme ces 4-5 très légères remontées sur les 3 premiers km de la descente, qui me font bien chier, comme d’habitude, et que j’ai trop la flemme de courir… mais je continue de rattraper du monde en descente.

Comme ce moment où commence réellement la descente, et où je suis décidé à faire enfin une bonne descente… j’avais mis 4h10 en 2014 (4h10 bordeeeeeeeeel), et 3h20 en 2015…. Et j’ai un petit défi cette année (du moins avant d’y arriver), c’était de faire 2h11 – le temps du poto Renaud, juste pour pouvoir le chambrer après. Mais je sais que c’est bien trop rapide… surtout dans le mode « à la cool » où je suis depuis le début.

Comme ce moment où je rattrape Greg, et qu’il me laisse passer avec un petit mot d’encouragement… je continue mon chemin et je profite de mes qualités de descendeur pour bien avancer et double, c’est parfois chiiiiiant dans les petits chemins ou passages un peu plus technique où j’ai du mal à me retenir derrière les gens mais je patiente ou je double comme je peux.

Comme ce moment où on repasse dans le brouillard peu avant le ravito de mi-descente, ça ne fait pas de mal de retrouver un peu de « fraicheur », enfin plutôt moins de chaleur hihi mais cette couche de brouillard dure seulement 200 ou 300m de déniv et on passe dessous juste avant le ravito !!

Comme ce moment où j’arrive au ravito El Time, à peu près la moitié de la descente, où c’était l’arrivée du KV que j’ai fait l’année dernière, où d’habitude je suis en chemin de croix, là ça va encore pas trop mal, je décide de ne pas trop m’arrêter, remplissage d’eau, aquarius, une cruche d’eau sur la testas et vengaaaaa !!

Comme tous ces moments où j'aurais des encouragements et des remarques sur mon short à fleurs roses... je ne comprend rien en espagnol, mais j'entends très souvent "pantalon" à l'accent espagnol, alors je souris à chaque fois avec un pouce levé, j'adore !! 

Comme ce moment où commence le putain (oups !!) de terrible chemin indescriptible de merde (oups² !!) où rien est régulier, aucun endroit de plat pour poser le pied, rien, pas un mètre de plat « normal », ça va durer pendant un long momennnnnnnt, c’est tellement usant !!! Je commence à en avoir plein de cul franchement, mais je double toujours les coureurs…

Comme ce putain de moment où je trébuche sur un petit caillou et qu’en me rattrapant ça me déclenche une putain (grrrrr je deviens vulgaire) de crampe à l’adducteur droit…. Qui m’empêche de continuer à courir. Je m’arrête 2 minutes, je m’étire un peu, mais ça revient dès que je reprends la course, fuck de fuck, nonnnn je ne peux pas finir en marchant !! La malédiction de la descente refrappe !! GRRRRRRRRRR !! Je reprends 2 minutes pour m’étirer, je bois tranquillement, puis je repars mais ça fait toujours mal quand j’écarte trop les appuis, alors je trouve la solution en courant et en gardant bien les cuisses serrées, forcément je vais moins vite… mais je limite la casse !!



Comme ce moment enfin où on arrive en haut du mur de Tazacorte… je le connais par cœur, il reste 250m de déniv jusqu’à la mer, je peux toujours courir mais j’en ai vraiment marre de descendre !!




Comme ce moment de soulagement où je termine enfin cette terrible descente avec une ambiance de fouuuu au bord de la plage de Tazacorte, plein de monde, il fait bon, c’est trooop coool. J’ai fait la descente en 2h25 – ravito comprit – je suis plutôt bien content de moi avec ce léger handicap de la crampe à l’adducteur. Je prends le temps de me ravitailler, je m’assois 1 minute, et je repars finalement assez vite.

Comme ce moment où en repartant du ravito, je me rends compte que je n’ai plus d’essence, je suis mort !! Je pense que je n’ai pas pris assez de temps au ravito de Roque de Muchachos, que j’ai voulu aller trop vite, je ne sais pas…

Comme ce moment où je marche dans ce canyon et lit de rivière, pour essayer de récupérer un peu avant la montée finale, mais je n’avance pas une cacahuète et que je recommence à me faire doubler…



Comme ces moments pendant la montée où je n’avance pas, où je suis à l’arrêt, où on me double par bus entier… Je m’arrête même 2 fois pour prendre appuis sur mes genoux et souffler, je suis au bout du rouleau, c’est venu d’un coup mais alors là, pouarrrrf je déguste !!

Comme ce moment où à quelques mètres de la fin de la montée, Greg revient et me double comme une bombe, nonnnnnn, il me dit de le suivre, j’essaye vaguement de m’accrocher mais ça ne dure même pas 2 secondes que je ne peux pas augmenter mon rythme escargot…. Et je le vois filer….

Comme ce moment où j’arrive dans la ville, où je suis sur la route plat et j’entre dans la ligne droite de 1,5km terminant en faux plat montant… J’essaye de relancer en courant mais aie aie aiiiiiie la crampe à l’adducteur droite est toujours là. Mais je ne veux pas marcher…. Alors je dois avoir une démarche bancale freestyle qui doit faire peur à voir.

Comme ce moment où Luca revient et me double dans cette ligne droite, ce n’est pas possibleeeeeee, mais tout le monde me revient dessus !!! Je ne peux pas non plus le suivre… et ça continue de me doubler… Je courotte à 7 km/h peut être, je n’avance pas et puis je m’en fou !!

Comme ce moment où les frissons arrivent dans cette ligne droite avec les gens sur les bords de route, dans les bars, plein de monde, qui crient, qui félicitent, et plein d’enfants qui tendent les mains pour qu’on leur tape le check, j’adoreeee !!

Comme ce magnifique moment où on fait le droite, gauche et qu’on se présente dans la dernière ligne droite et qu’on est sur le tapis rouge…. Les frissons sont là, c’est noir de monde, c’est la magie de la Transvulcaniaaaaa, rien de comparable !!

Et comme ce dernier moment où je franchi l’arche d’arrivée, avec le dernier souffle et où tout cela s’arrête. Clap de fin !



Je termine en 12h13 pour ces 74,4km et 4400m de dénivelé positif, pile poil 2h de moins que la dernière fois… Je suis pleinement satisfait !!




Comme ce moment où il faut faire un petit bilan : J’avais 3 minutes de retard à El Pilar par rapport à la dernière fois, j’ai gagné 1h sur le passage des crêtes, et 1h dans la descente. Je n’ai jamais été essoufflé, j’ai pris énormément de plaisir toute la course (sauf les 5 derniers km), j’ai fait un départ de rêve sur la première ligne, c’était la plus belle journée météo depuis une semaine que j’étais là-bas, j’ai partagé ça et croisé pleins de monde que je connaissais, j’ai fait que doubler toute la course (sauf la première montée avec mon départ en tête et les 5 derniers km où j’ai perdu tout de même 50 places…).



La Palma est magique, la Transvulcania incroyable à vivre !


Et comme ce moment où Nicolas Martin me dira à l’arrivée : « eh Fred, en gagnant 2h à chaque fois, dans 3 ans tu es sur le podium !!! » hahaha

On se revoit certainement l'année prochaine avec un nouveau voyage Trail The World, surveillez ça !!

En attendant, c'est le mythe ZEGAMA le dimanche 28 mai, pow pow pow :)

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