lundi 7 octobre 2013

Frances de Trail à Gap, j'y étais !



J’y étais !

C’est ce que je pourrais dire toute ma vie aux trailers qui parleront des championnats de France de Trail… J’ai participé et terminé le premier championnat de France. Et c’est presque la seule chose de positive que je pourrais dire ! 

Arrivé la veille au soir à Gap, pour une petite nuit dans némo où j’ai bien dormi comme il faut, j’avais hâte d’être sur la ligne de départ. Bon, je vous avoue que je n’avais pas préparé grand-chose, je connais à peine le profil, les ravitos, aucune idée des barrières horaires… dans mon camelpwet, juste le kway pour la pluie qu’ils avaient annoncé l’après midi et…. C’est tout (enfin avec portable, couverture survie, sifflet quand même)! pas de poche à eau, je pars juste avec mes 2 bidons sur l’avant. Le départ est à 6h30, je décide de partir sans lampe frontale dans la nuit.
Je trouve l’ambiance du départ assez morte, mais l’histoire est là. Il fait à peine froid, je suis en tee shirt et short (rose évidemment) et avec mes bâtons.

Le départ est donné à l’heure, pas le temps de tergiverser, on monte directement quelques dizaines de mètres après le départ, en alternant route et chemin. Il fait bien noir mais les lampes des autres coureurs éclairent assez bien le chemin. Je monte tranquillement, les jambes ne sont pas au top, mais je ne m’affole pas, il me faut toujours un peu de temps pour me mettre dedans dans une montée. C’est une montée pas très pentu, je ne sais jamais si je dois courir, marcher. Mais bon à courir les jambes sont lourdes, le chemin est long, donc j’alterne course et marche jusqu’au 8ème kilomètre que j’atteins en tout pile 1h, au pied de la première grosse bosse, 700m de dénivelé en 3km. Je la monte en un peu moins d’1h. 

C’est magnifique ce moment où le jour se lève tranquillement mais rapidement, j’ai eu l’impression de l’apprécié beaucoup plus en ayant fait le début dans le noir sans frontale, quelques nuages parsemés dans le nuit bleu, on arrive sur les crêtes la haut, le soleil se lève à droite au dessus de la mer de nuages et éclaire les montagnes à gauche… c’est assez magique !! 
Ca vallonne sur les crêtes, mais dès que ça remonte, les jambes brulent pas mal. J’attaque la première partie de la descente, ça glisse beaucoup, je fais attention. Puis vient 2,5 km de faux plat montant, chiant, obligé de courir, je ne suis jamais à l’aise dans ces parties. Puis on reprend la descente, 7km pour descendre 700m puis on se retrouve en forêt, à longer un petit torrent. Cette partie va durer 10km, à tout le temps se forcer à courir sur les faux plats, je marche 12 secondes parce que ça monte, je recours 1’14 pour remarcher, et ça pendant 10km… c’est lonnnnnng, il n’y a aucune vue, on doit se mouiller les pieds 4 fois pour les traversées du torrent, ça glisse pas mal… et surtout, je commence à sentir de plus en plus une petite gène à l’adducteur quand je marche en montée. 

35ème km, 5h31 de course, j’arrive au ravito avant d’attaquer une bonne bosse, je mange… des chips, comme depuis le début, que des chips et des cacahuètes… et oui, il n’y a pas de soupe ! Et dans mes gourdes, une d’eau, une de coca ! Le soleil est toujours là, c’est assez plaisant même s’il se cache souvent entre les nuages ou les arbres. Dès les premiers mètres de la montée, l’adducteur me gêne pas mal, mais je fais avec, puis très vite vient une tendinite derrière le genou droit… je dois raccourcir ma foulée pour que ça ne m’embête pas trop ! 

Toujours les gens me doublent, comme ça depuis le départ… Vient une partie de 5km où il faut courir sur du presque plat… quand je cours, l’adducteur et la tendinite derrière le genou ne me font plus mal, mais une autre tendinite se développe à la cuisse juste au-dessus du genou….. droit pour changer !! pourtant je cours pas mal (enfin à 8km/h quoi) et je n’ai pas l’impression d’avoir trop mal aux jambes (à part les douleurs). 

On arrive au pied de la dernière difficulté : un mur de 2km et environ 500m positif, me voici donc en mode kilomètre vertical… c’est hard, ça pique, ça monte, je n’avance pas (les autres ne vont pas plus vite non plus à vrai dire). En haut, on est à la limite du brouillard, il y a du vent, et ne fait pas très chaud, mais j’ai la flemme de sortir de coupe vent pour le mettre… J’attaque la descente, les premiers mètres sont techniques dans les rochers et j’adore faire le cabri, puis ça devient vite de la descente roulante… 1400m négatif en 12km… En descente, c’est surtout la tendinite au-dessous du genou qui fait mal, voir même carrément le genou…. droit, quand ça descend plus pentue. Mais sinon ça va, quand c’est descente en faux plat, je cours bien… enfin bien moyen bof, mais je cours. C’est presque que de la grande piste large pas très intéressant et chiant pour moi. 
A chaque seconde j’ai envie de marcher, mais non, j’ai vraiment hâte d’arriver et d’en finir ! Beaucoup de route à la fin, mais ce qui est cool c’est qu’on arrive en faux plat descendant et donc ça va vite… 

J’accélère même à la fin car sur la gauche je vois que la pluie arrive et je ne veux pas être dessous ! J’arrive dans pas trop d’ambiance, comme au départ… bilan : 9h34 pour 57km et 3100m positif… 325ème de la course sur 402 arrivants (30% d’abandons) et 85ème du championnat de France… 

Bilan très mitigé…. Ça restera une course de bouclé, et pas n’importe laquelle, mais ma plus mauvaise de l’année, mais………. J’y étais !

Rendez vous dans 2 semaines….. :)

1 commentaire:

  1. 85ème au france c'est quand même une superbe performance.
    Félicitations.
    eric

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