jeudi 6 juin 2013

Transjutrail



Bon, normalement j’aurais dû faire ce trail de 37km une semaine après les 84km de la Maxi Race d’Annecy… Annulation de la Maxi Race………………………. Pwet pwet dans les dents !

Un mot pourrait définir ce transjutrail : régularité.

En effet, tout au long du parcours, j’ai l’impression d’avoir eu le même rythme, bon biensur que ce n’est pas possible avec les variations de terrain, mais au niveau ressenti « physique » et vitesse, j’étais sur les mêmes bases tout le parcours.
Réveil 4h, pour prendre la navette aux Rousses, station dans le Jura. Sur la route, en montant on se retrouve au-dessus des nuages, ciel bleu et soleil… mais la folie, ça faisait tellement longtemmmmmps, mais longtemps, que je souriais comme un goyoooo ! bref
Avant le départ, on se retrouve entre potes et membres du club Trailéman et du team Running Planet Genève dans un café. Cool

C’est l’heure du départ. Pas le temps de gamberger, on se retrouve directement dans une montée, ça bouchonne un peu mais c’est cool car je gère mieux mon allure. A peine plus de 2km, et déjà 300m positif avalés « facilement ». Le terrain est boueux mais ca va encore. Place à quelques km de descente, et le bonheur commence. Dès les premiers mètres, je file tout droit dans de la bonne boue, ça alterne entre de la boue d’eau, boue collante, boue noir freestyle… enfin, je ne suis pas mauvais en descente et j’en profite pour doubler énormément de monde. Certains me rattrapent sur les parties plates ou montantes mais bon. Je m’amuse.
Et jusqu’au 10ème km, ça alterne entre montées de 100m+ et descente de 100m+ ou 200m+. Je suis au 10ème km en 1h14, et toujours niquel. 


C’est là que commence une longue montée progressive de presque 10km. Je suis bien, j’essaye de pas trop flaner en route. Je fais cette 2ème partie de 10km en 1h23, pas beaucoup plus que la première alors que ça ne faisait que monter, donc je suis content, j’avance correctement. Petit répit de 2km, le temps de redescendre 200m négatif plus bas, tout ça pour nous refaire monter après, ralalaaaaa ;)  Et là on attaque la montée de la Dôle qui nous emmène jusqu’à 1680m. Dans la montée, je rattrape mon collègue chef David (c’était l’objectif un peu avant l’arrivée). On discute un peu, et je continue la montée. J’ai un bon rythme, les derniers hectomètres sont un poil plus dur, mais je gère bien le truc. Il fait pas très beau la haut, il y a du vent mais on se retrouve vite dans la descente et on oublie. Ca descend assez raidosse, avec un premier passage neige style « mur » de neige. Tout le monde attend son tour pour le toboggan. Bon je vous avoue qu’à ce moment précis, je n’ai pas du tout envie de mettre mes fesses dans la neige, alors je me lance debout, et ça passe nikel bien ! oyé oyé
Plus loin, nouveau passage dans la neige, bien plus long et bien pentu. Je m’élance dans la même technique, grand pas dans la neige, mais c’est tellement pentu que bah à un moment je ne contrôle plus ma vitesseeeee ahhhhhhhh, et bimmm, glissade toboggan obligé yihouuuuuu. Ouaaaa ça rafraichit les mains ! Elles se réchauffent vite dans le bon « coup de cul » de 120m positif, où on est à la queue leu leu, dans la boue à tirer la langue.
Mais en haut, la bonheur, maintenant ça ne fait que descendre….enfin presque. 7 km de descente, les premiers bien pentu, ça glisse mais je suis toujours à l’aise dans la boue, je double toujours, ça fait du bien au moral qui est d’ailleurs au top. Je suis bien.
Les 5 derniers km sont plutôt plats, même avec une petite montée de 100m+ qui me font mal au moral surtout. J’ai du mal à relancer sur le plat, et j’ai 2 petits appel de crampes à l’adducteur mais rien de méchant. Bon je n’ai pas bu énormément ni manger beaucoup à part mes traditionnelles tartines pain de mie, confiture de fraise (pour changer du nutella). Mais ne rigolez pas, ça passe terriblement bien :p
Bon l’arrivée est longue à venir, on serpente un peu dans les Rousses, on monte un escalier caché dans un mur de la forteresse. Les escaliers me ruinent le moral et les jambes… J’entends le speaker à l’arrivée mais elle se fait attendre. Je cours, pour dire je cours mais ça me soul grave la fin sur le plat grrrr. 

Ahhh enfin la descente dans les derniers mètres, un dernier zigzag pour franchir la ligne en 4h56 pour 36,6km et 2060m de dénivelé positif (un peu moins de négatif pour une fois : 1670m).
Je suis content de mon trail et ça fait une bonne balade. 


Le parcours était vraiment sympa, avec une magnifique vue sur le lac Léman en milieu de course, quelques belles éclaircies pendant la course fortement appréciables, terrain boueux mais joyeux pour moi. Bref ! Une bonne manche du championnat de France

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