mardi 14 mai 2013

Trail du Salève

Après le Caux Austreberthe Trail en Normandie fin mars (44km en 4 étapes), et un Kilomètre vertical la semaine dernière (où je boucle les 3,3km de montée et 956m de dénivelé positif en 52’00) me voilà au premier « vrai » trail de montagne : le Trail du Salève ce dimanche 12 mai. Objectif préparation aux 84km de la Maxi Race dans 2 semaines, donc je bloque mon cardio à 160, histoire d’avoir vraiment de la marge. Réveil 5h, direction Pas de l’échelle à l’arrivée où je retrouve les copains de Trailéman et du team Running Planet Genève dans la navette qui nous emmène au départ. Il fait assez froid genre à peine 10 degrés peut être, le temps gris menaçant… humhum option veste imperméable que je garderais toutes la course d’ailleurs. 



Départ 8h30 sous une alarme de pompier. Je pars assez rapidement pour le premier kilomètre sur la route avec mon compère Jonathan pour éviter de bouchonner dès l’entré dans la forêt et le début de la montée. Et hop je relâche dès le début de la montée en mode easy cardio. Bon je me rends compte que mon cardio ne marche déjà pu… super ! Reste à se fier aux sensations… Je vais donc cool dans la montée, je suis en position de conducteur du bus avec tout le monde derrière moi et pas mal me doublent quand ils peuvent. Je suis bien, normal ! Je me retrouve au sommet pépère balade plus vite que prévu, ça n’étais pas une grosse montée et en 45min on est sur le plateau, je fais un bout de chemin avec Corine du club et Joëlle la présidente. 
La bascule vers la descente de l’autre côté est longue et se fait attendre, et le plateau fait quasiment 8km. Mais les sentiers plats et faux plats sont agréables, je marche doucement de temps en temps dans les petites montées. Avant la descente, à côté j’entends au loin devant une musique en forme de boum boum boum. Je me dis tient un petit ravito improvisé. Et bien non, une rave party, mais le truc de fou. Nous sommes perdu en plein montagne, dans la bout, le froid, au vent et avec parfois quelques gouttes, et là à cet endroit, du monde de partout, la musique à donf les ballons (qu’on entendra encore 10km plus loin), les gens dans des états lamentables qui n’arrivent pas à marcher, un qui a la tête en sang, des voitures partout en vrac, des gens à l’intérieur… bref je vous laisse imaginer même si c’est franchement dur !!! C’est sympa, quelques uns des fêtards nous encouragent. Quand 2 mondes totalement opposé se rencontrent….
Je fais la descente à mon rythme, et comme je suis à l’aise en descente, je rattrape et double une dizaine de coureurs dans la descente. En bas de la descente, j’en suis à pile 2h de course au km17. Pas de tergiversation, on attaque la montée directe. Je me remets en mode escargot de gérance et ça monte au train train presque facilement, et les 400m de dénivelé passent assez vite et bien. En haut, c’est le ravito à peu près au 21ème kil où j’arrive en 2h40, je m’arrête à peine 2 minutes, 2 verres de coca, un d’eau, 3 bouts de pommes, une tranche de pain d’épice et hop c’est reparti pour la descente de Orjebay. Celle là je la connais, avec le passage sympa dans la grotte, c’est bien boueux mais je déroule bien et là je ne me retiens pas. Je vais doubler une Vingtaine de coureurs dans la descente. A peine 20 minutes plus tard, je suis en bas et j’attaque les 2,5 km qui nous emmènent au pied de la grande difficulté du jour. Je tape dans la main de David du team RPG en passant devant chez lui et il me dit que John n’est pas loin. Dans cette transition, des habitants (je pense) ont installé un ravito improvisé avec des bonbons (fraises tagada entre autres), bien présenté, coca et eau, Magique hihi ! Forcement je m’arrête pour manger 3-4 bonbons et boire un verre. Juste après je rattrape John qui n’est pas vraiment au mieux avec son genou douloureux. Je suis toujours assez bien physiquement mais je sais que le plus dur reste à venir. A peine le temps de le dire que nous y voilà au pied de Grande Gorge. 2,5 km pour 640m positif. Je laisse partir John dès les premiers mètres de grimpette. Je monte cool à mon rythme, enfin pas si cool que ça, je pense que je ne pourrais pas aller beaucoup plus vite en fait. Je subis la montée, mais j’avance. Je rattrape 3-4 coureurs. Moyenne de la montée 3,4km/h, ça pique les babines (51 minutes). Pas de plateau heureusement on attaque directement la descente. La première partie n’est pas très pentue donc elle passe bien, même si j’ai une bonne pointe de côté. Je rattrape vite John et son genou dans le sac. Je l’attends pour faire la descente ensemble. La deuxième partie est beaucoup plus technique avec des marches, de la boue et ça glisseeeeeeeeee en freestyle. Joëlle nous rattrape, je suis impressionné. Et là elle me fait, « Fred, emmène-moi sur le podium ». En effet, elle a fait une belle remontée, est passé en 3ème position avec la 4ème juste derrière. Alors hop on accélère le rythme, John suit aussi. On arrive en bas, il reste 1,5 km de plat sur la route et je n’arrive pas à relancer. Je laisse partir mes 2 compères pour finir à mon rythme. Je déteste le plat en fin d’une courseeeeeeeeeeeeeeee grrrr ! Je termine quelques secondes derrière Joëlle et John en 57ème position sur les 133 classés en 4h52. Content, je n’ai pas puisé dans les réserves.
Bonne course de préparation.

Maintenant il reste moins de 2 semaines pour le 84km et 5000m positif pour la maxi Race, à DOMICILE ! oyé oyé pwet pwet la companie.

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