lundi 15 octobre 2012

Boue bouhhhh boue and smile



La tradition météorologique est impitoyable depuis quelques temps sur les trails alpins et elle s’est encore confirmé ce dimanche 7 octobre ! J’étais au départ du trail « Escarmouche » des Glières sous un temps bien gris et brouillardeux.. Sébastien Chaigneau est le parrain et là sur la ligne au départ, j’échange quelques mots avec lui puis me place aux avants postes en attendant le départ. Le ton est donné, 3 minutes avant le pétard, la pluie fait son apparition, bien comme il faut.
Top départ, je pars tranquillement, après un peu de route et un chemin plat, ça monte direct. Là je met le cerveau en mode POSITIF et hop je suis content d’être là sous la pluie. Je monte en mode rando pépère, me fais beaucoup doubler, mais j’ai comme objectif d’être le plus lent possible pour finir correctement. Je suis à l’aise mais toujours vigilant avec la boue et les glissades qui sont parfois difficile à éviter.. c’est du genre : t’avance d’un pas, tu recules de 2.. 10km plus loin, 1300m plus haut, et 2h10 après départ, je suis 200ème au pointage du sommet de la course à 2000m d’altitude, bien dans mon kway et dans le brouillard, je n’ai pas froid, et c’est la que le plaisir va pouvoir commencer ! Je n’ai pas froid, je suis frais comme si je n’avais pas encore couru, il faut dire que j’ai fait les 2h de montée qu’à 5km/h.. Nous sommes sur le plateau des glières, qui commence par un passage bien technique d’échelle et de cordes dans des rochers avec une petite queue devant moi, je double un peu à l’arrache sur le côté, ça glisse et hop première petite glissade où je tombe et glisse un peu, c’est rigolo. Après une descente de 6km où je commence à dérouler, place à 10km de relatif plat ou je prends un énorme plaisir dans les flaques d’eau et de boue, droit dedans avec le sourire. Je commence à remonter des coureurs, je suis bien même sous la pluie, comme quoi. Je m’économise toujours dans les montées, même courtes, pour retarder la fatigue. Ca redescend un peu, et en descente, peu de monde peu rivaliser.. je rattrape pleins de coureurs. La moyenne de course remonte pas mal jusqu’au pied d’une bonne côte au 32ème kilomètre que je subis un peu. Sans avoir mal aux jambes mais sans trop de force, je gère donc l’allure et depuis le haut du sommet à 2000m, personne ne m’a encore doublé. Je suis toujours au top dans les descentes. Il pleut toujours mais cela ne me gène pas, le temps passe vite, je ne m’ennuie pas, je suis vraiment dans un bonne état d’esprit de plaisir.
Ensuite il ne restait que de la descente sur une dizaine de kilomètres avant l’arrivée, et pas de soucis dans les descentes, je rattrape encore quelques coureurs et toujours personne ne m’a doublé depuis le sommet du début, et ça moralement c’est très encourageant. La fin est quand même dur dans les plats et faux plats, je n’ai vraiment pas envie de me faire mal alors je fini tranquillement jusqu’à la ligne d’arrivée, pas mal de monde, et même presque un rayon de soleil, la pluie s’était arrêté il y a 30min. Je termine les 48km et 2800m positif en 7h39, bien content. Une bonne course de préparation en vue de l’enchaînement Grande Course des Templiers(72km)  le 28 octobre et le trail des Hospitaliers (75km) une semaine plus tard… Derniers tours de jambes et le défifi commence dans 13 jours.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire